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# RSE

Conférence IIRC : la création de valeur durable, socle de l’alignement des reporting d’entreprise

Conférence IIRC : la création de valeur durable, socle de l'alignement des reporting d'entreprise


Les 16 et 17 mai derniers se tenait à Londres la conférence annuelle organisée par l’International Integrated Reporting Council (IIRC). Plus de 250 participants (dirigeants d’entreprises, investisseurs,…), du monde entier, y participaient pour partager leurs retours d’expérience autour de la convergence des rapports financiers et extra-financiers. Constat : la création de valeur durable constitue le socle du reporting intégré.

Plus de 1 700 rapports intégrés dans 71 pays


Ce ne sont pas moins de 250 dirigeants d’entreprises, investisseurs, agences de notation extra-financière, juristes et conseils qui se sont réunis à Londres pour la conférence annuelle de l’IIRC. Dans son discours d’ouverture, Richard Howitt, Pdg de l’IIRC a tout d’abord souligné les progrès continus du reporting intégré partout dans le monde : plus de 1 700 rapports intégrés sont désormais publiés dans 71 pays et de nouvelles entreprises comme la Société Générale, BNP Paribas, Fuji Oil, Danone, ISG, Garanti Bank, Cipla ou encore Tata Motors ont récemment rejoint le mouvement. Fort de ces avancées, l’IIRC a lancé en 2018 une nouvelle phase stratégique globale – the momentum phase – et a établi une feuille de route.

Homogénéiser les rapports autour de la création de valeur durable


Lors de cette conférence, l’IIRC a identifié sept priorités pour faire progresser le reporting intégré dans les entreprises :

  • Dialoguer en vue de simplifier les rapports d’entreprise et harmoniser les pratiques à l’échelle internationale ;
  • Mettre en place un cadre réglementaire pragmatique pour inciter les entreprises à adopter le reporting intégré ;
  • Confier l’évaluation des données à une tierce partie pour améliorer la qualité des informations incluses dans les rapports ;
  • Inciter les marchés de capitaux à prendre en compte les différents « capitaux » (financiers et non financiers) pour estimer la valeur d’une entreprise ;
  • Recentrer l’ensemble des marchés sur les entreprises qui créent de la valeur durable ;
  • Encourager les pratiques innovantes et la lisibilité de la pensée intégrée (« integrated thinking ») ;
  • Faire de la création de valeur durable un objectif partagé par tous les acteurs du système.

Retours d’expérience : reporting intégré et pensée intégrée


Parmi les nombreuses interventions, Izumi Kobayashi, vice-présidente depuis quatre ans de l’association japonaise des cadres supérieurs Keizai Dōyukai, a souligné le fort développement du reporting intégré au Japon : il est aujourd’hui adopté par quelque 420 entreprises. Elle a notamment affirmé que le reporting intégré était un principe clé de la bonne gouvernance d’entreprise, nécessaire pour surveiller, planifier et exécuter un modèle d’affaire basé sur la création de valeur, dans une approche à moyen-long terme. Elle a par ailleurs ajouté que la publication de rapports intégrés permettait aux parties prenantes d’avoir une vision globale, concise et intelligible d’une entreprise. 

Plusieurs témoignages de mise en œuvre de la pensée intégrée dans les entreprises les plus matures ont fait ressortir que le reporting intégré est à la fois catalyseur de la pensée intégrée et processus de pilotage. Ainsi, la Scottish and Southern Energy a démontré un exemple intéressant d’alignement de la vision, de la raison d’être et de la stratégie ainsi que leur déploiement et pilotage.

Prise en compte du risque extra-financier, y compris par les investisseurs


Lors de cette conférence, nous avons également noté une prise en compte de plus en plus importante du risque climatique : les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) sont ainsi suivies par 580 entreprises. Tandis que les Objectifs de développement durable (ODD) gagnent du terrain comme référence de reporting extra-financier.

Enfin, plusieurs intervenants ont souligné la pression accrue des investisseurs, qui se traduit notamment par de récents mouvements dans les agences de notation financière. Cette pression, combinée à celle des parties prenantes, conduit de plus en plus d’entreprises à adopter le reporting intégré, notamment dans les pays européens assujettis à la directive 2017/95/UE relative à la publication d’informations non financières.

La RSE est bien entrée dans une nouvelle dynamique : une RSE mieux intégrée, génératrice de création de valeur durable pour l’entreprise et ses parties prenantes. Des échanges et retours d’expérience intéressants à la veille de réfléchir aux améliorations à mettre en œuvre pour les prochaines déclarations de performance extra-financière (DPEF).